Comment construire un muret de soutènement ? Astuces jardinage infaillibles !

Comment réaliser un muret de soutènement dans son jardin ?

Sur des terrains inclinés, la construction d’un muret de soutènement est souvent nécessaire pour prévenir l’érosion ou les glissements de terrain. Il peut également servir à des fins esthétiques, comme délimiter un espace paysager.

Fonction et importance des murs de soutènement

Un mur de soutènement a pour principale mission de supporter les forces latérales de la terre et de l’eau, qui peuvent être très importantes. Cette structure rend possible l’utilisation de zones planes sur des terrains en pente. On peut y installer une terrasse, une piscine, ou même agrandir un bâtiment en toute sécurité.

Ce type de mur joue aussi un rôle crucial dans la gestion de l’eau : il dirige le flux des eaux et protège le sol contre les infiltrations, grâce à un système de drainage efficace. Par exemple, un mur de deux mètres de hauteur peut contrôler le ruissellement sur une pente de 30%.

Construction d’un muret de soutènement en parpaing

La construction d’un mur de soutènement pour retenir une grande quantité de terre près d’une habitation diffère de celle d’un muret décoratif de jardin.

Dans le premier cas, la structure doit résister à de fortes pressions, dans le second, les contraintes sont moindres.

Ces murs de soutènement sont souvent construits avec des blocs de béton armé en forme de « T » renversé (qualifiés d’« autostables »), et leur érection requiert une expertise considérable ainsi que d’importants travaux de maçonnerie. Une alternative est de construire un muret « de poids », d’une hauteur variant de quelques dizaines de centimètres jusqu’à 1,20 m.

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Emploi du béton armé et du ferraillage pour les fondations

Bien que le béton soit privilégié pour les murets autostables, la pierre et le parpaing restent les matériaux les plus courants pour ce type de construction. La brique, même pleine, n’est pas recommandée.

La pierre naturelle, de formes irrégulières, est utilisée pour des murs en pierre sèche ou des murets maçonnés avec du mortier de chaux, du mortier bâtard ou du mortier de ciment.

Le parpaing et la pierre de taille doivent être montés comme les murs d’une construction traditionnelle, avec parpaings pour la structure et pierres naturelles ou de taille en façade.

Dans la plupart des cas, il est essentiel de réaliser une semelle de fondation en béton armé, plus large de 10 cm que l’épaisseur du mur de soutènement. Pour un simple muret, une couche de béton de 5 à 10 cm de profondeur suffit. Les fondations doivent être d’autant plus profondes que le risque de gel est élevé.

La méthode traditionnelle pour ériger un mur de soutènement consiste à empiler des pierres, en comblant les espaces entre les plus grosses avec de petites pierres ou des éclats, permettant ainsi le drainage.

Sans semelle en béton armé, une base en pierres plates est utilisée. Les pierres les plus esthétiques forment le parement, tandis que les autres servent au remplissage. Si le sol est humide, la continuité de la construction nécessite une attention particulière pour assurer un drainage efficace de l’eau de ruissellement et des infiltrations. Il peut être nécessaire d’ajouter un remblai drainant derrière le mur, ou de créer des barbacanes (ouvertures en trous obliques) pour faciliter l’évacuation des eaux pluviales.

Du design à la réalisation, une construction précise

  • La première étape consiste à marquer l’emplacement du mur avec des piquets et une corde à tracer.
  • Le tracé est ensuite réalisé avec du plâtre sec le long de la corde tendue pour indiquer où creuser.
  • Retirez ensuite la corde et les piquets.

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  • Creusez une tranchée d’environ dix centimètres de profondeur avec une pioche.
  • Enlevez la terre avec une pelle.
  • Déposez la terre enlevée sur la partie haute du talus pour le remblaiement ultérieur.

  • Préparez un béton relativement maigre pour remplir le fond de la tranchée.
  • Le ferraillage n’est nécessaire que pour un mur de soutènement dépassant 50 cm de hauteur.

  • Utilisez une corde pour délimiter l’extérieur du mur.
  • Placez les pierres le long de cette corde et les tasser dans le lit de mortier.
  • Commencez ainsi la première rangée.

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  • Appliquez une couche de mortier sur la première rangée en remplissant les joints verticaux.
  • Utilisez des petites pierres pour combler les joints trop grands et les noyer dans le mortier.

  • Continuez à monter le mur, rangée après rangée, en calant les pierres dans le mortier avec le manche de la truelle.
  • Alternez les joints verticaux en décalant les pierres.
  • Maintenez l’alignement correct.

  • Placez les pierres plates sélectionnées pour la rangée supérieure.
  • Installez-les sur une couche de mortier.
  • Vérifiez que la construction est de niveau en utilisant un niveau à bulle posé sur une planche.

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  • Employez une truelle langue-de-chat pour réaliser les joints horizontaux et les lisser.
  • Créez une légère inclinaison pour favoriser l’évacuation de l’eau de ruissellement.

Astuces pratiques pour les bricoleurs

  • Pour prévenir l’accumulation d’eau derrière le mur, et installer un système de drainage, placez des morceaux de tuyau PVC (Ø 50 mm) à intervalles réguliers dans l’épaisseur du mur.
  • Généralement, selon le Code civil, un mur de soutènement est considéré comme appartenant au propriétaire du terrain qu’il soutient, sauf s’il dépasse ce niveau, auquel cas il est traité comme un mur mitoyen.

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