Phytoépuration révolutionnaire : Découvrez comment les plantes purifient l’eau chez vous !

Phytoépuration : tout savoir sur le traitement des eaux usées de la maison par les plantes

La phytoépuration, méthode d’assainissement individuel, est appréciée pour sa discrétion et son processus naturel. Toutefois, elle nécessite un espace important et doit suivre des normes de conception strictes. Il est essentiel de les connaître avant de commencer.

Initialement utilisée dans les contextes ruraux ou écologiques, la phytoépuration se répand désormais dans les zones dépourvues de tout-à-l’égout lorsque le terrain le permet. Sa réussite dépend d’une planification précise, incluant le choix adéquat des dimensions, des matériaux filtrants et le respect des directives d’utilisation.

Quelques chiffres

  • Plus de 5 millions d’installations d’assainissement non collectif. Ce nombre est stable depuis 2017.
  • En 2023, 64,5 % des systèmes ANC étaient aux normes, contre 57,9 % en 2018.
  • On comptait 2 362 services publics d’ANC en 2023.

Source : Sispea 2023, ministère de la Transition écologique

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Utilisation de roseaux pour la filtration de l’eau

Selon le système choisi, le traitement commence soit dans une fosse toutes eaux pour un prétraitement, soit directement par un filtre vertical planté. L’eau passe ensuite à travers un substrat minéral où des micro-organismes décomposent les contaminants. Les plantes jouent un rôle crucial dans la maintenance du milieu filtrant et préviennent le colmatage. L’oxygénation du filtre est assurée par des périodes de repos et de drainage qui renouvellent l’air dans le massif.

Généralement, le système fonctionne par séquences en deux étapes : un lit vertical suivi d’un filtre horizontal. L’intégration paysagère est également un avantage. Les performances dépendent de la taille calculée, d’environ 2 m² par habitant pour un filtre vertical seul, ou de 3 m² par habitant pour un système complet à deux étages. La densité de plantation doit respecter les recommandations du fabricant ou de l’étude technique.

Le dimensionnement ne se limite pas à la surface seule. La pente du terrain, la nature du sol, les distances aux limites, aux bâtiments ou aux points d’eau, ainsi que les modalités d’évacuation des eaux traitées sont également des facteurs importants.

Installation et conception d’un système de phytoépuration

L’infiltration sur place est favorisée lorsque la perméabilité du sol le permet, mais tout rejet vers un fossé ou un cours d’eau doit être justifié et approuvé par le Spanc (Service public d’assainissement non collectif). Tout est planifié sur des dessins, après une étude de sol et le choix du système, avec un suivi réglementaire depuis la conception jusqu’à la finalisation des travaux. Les eaux doivent être distribuées uniformément, les niveaux ajustés avec précision, les matériaux conformes et les points de contrôle facilement accessibles. Une installation imprécise peut rapidement entraîner des écoulements inégaux ou un colmatage prématuré. Le soin apporté lors du remblaiement est aussi crucial que celui de l’installation initiale.

Ce système convient bien aux zones rurales où l’espace est plus abondant. Dans les zones périurbaines, il est encore possible si le terrain permet de respecter les distances minimales imposées par le Spanc, généralement de 5 m des bâtiments, 3 m des limites de propriété et 35 m d’un point de captage d’eau potable.

Maintenance et utilisation correcte du système d’assainissement

La principale contrainte demeure l’adaptabilité au terrain. Par exemple, une maison conçue pour quatre à cinq personnes nécessite environ 12 à 15 m² de filtres, sans compter les zones de marges et les accès. Sur un terrain étroit ou en pente, l’installation est plus complexe.

Pour l’entretien, les actions sont simples : surveillance visuelle, désherbage les premières années, et fauchage annuel ou biannuel. Sur certains systèmes, les dépôts en surface se retirent à long terme, environ tous les dix ans. Une fosse toutes eaux nécessite, quant à elle, une vidange régulière. Il faut aussi surveiller l’état du matériel.

Une utilisation appropriée est essentielle. Les eaux de pluie, produits phytosanitaires, solvants, huiles, médicaments et objets non biodégradables doivent être évités. Les détergents ménagers, détartrants, condensats de chaudière et désinfectants chlorés sont acceptables, mais uniquement de manière ponctuelle et modérée.

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Aspects pratiques

L’aménagement doit prendre en compte le terrain, les pentes et les distances réglementaires. Une installation imprécise peut entraîner des écoulements irréguliers et un colmatage.

Les couches filtrantes se situent sous la végétation, dans le massif. Le choix des matériaux, leur taille et leur mise en œuvre influencent la performance et la durabilité du système.

Le filtre planté crée un bassin végétalisé où l’eau traverse un substrat minéral. Le traitement repose sur les bactéries ancrées dans le massif.

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FAQ sur la phytoépuration

Quelle surface est nécessaire pour une phytoépuration ?

La phytoépuration s’intègre bien dans un jardin, mais nécessite de l’espace et un dimensionnement adapté à la configuration du terrain.

Le projet repose sur une étude de sol, la sélection d’un système adapté et les vérifications du Spanc, notamment sur l’installation et l’évacuation des eaux traitées.

Quel entretien est requis pour le système de phytoépuration ?

Le fonctionnement optimal du système dépend d’un entretien régulier et d’une utilisation conforme aux recommandations.

Combien coûte une phytoépuration ?

  • Prévoyez entre 8 000 et 11 000 € pour le matériel et l’installation, et jusqu’à 15 000 € si le terrain nécessite un système de relevage, de gros travaux de terrassement ou un accès difficile.
  • Ajoutez entre 400 et 1 000 € pour l’étude de sol et de système, et entre 50 et 350 € pour les inspections du Spanc.
  • Pour le suivi, prévoyez des fauchages, un désherbage si nécessaire, le retrait des dépôts de surface tous les dix ans environ avec évacuation par une filière autorisée, et la vidange si une fosse est prévue. Le Spanc effectue également des contrôles périodiques, au moins tous les dix ans.
  • Des aides peuvent diminuer ces coûts (TVA réduite à 10 % lors de rénovations, éco-PTZ, aides de l’Anah ou des collectivités selon les cas).

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